Stérilet Mirena : comment il agit et quels effets il peut provoquer

On imagine souvent qu’un stérilet agit seulement en empêchant les spermatozoïdes de passer ; le Mirena modifie aussi durablement l’environnement de l’utérus. Comprendre comment il agit et quels effets il peut provoquer devient moins simple quand les règles changent, que des douleurs apparaissent ou que l’humeur se modifie. Les informations circulant sur ce dispositif mélangent effets attendus, effets indésirables et signes qui justifient un avis médical. Une lecture précise évite d’attribuer trop vite chaque symptôme au contraceptif, ou de banaliser une situation qui demande une consultation.

Ce qu’il faut savoir :

  • Mirena est un dispositif intra-utérin hormonal qui libère progressivement du lévonorgestrel, épaissit les sécrétions du col et modifie l’endomètre afin de réduire fortement le risque de fécondation et de grossesse.
  • Les modifications des saignements, les maux de tête ou de ventre, les ballonnements, les pertes vaginales et l’irritation vulvovaginale figurent parmi les effets très fréquents, c’est-à-dire observés chez plus d’une femme sur 10.
  • La disparition des règles concerne environ une femme sur trois porteuse d’un DIU hormonal, tandis que l’acné, les tensions mammaires, les nausées, les troubles de l’humeur, la baisse du désir sexuel et les kystes ovariens sont des effets fréquents, entre une femme sur 10 et une femme sur 100.
  • La pose ou le retrait peuvent provoquer une douleur, des saignements ou un malaise ; une douleur intense, de la fièvre, des pertes inhabituelles, des troubles visuels ou la disparition des fils imposent un avis médical rapide.

Comment Mirena agit-il dans l’utérus ?

Mirena est un dispositif intra-utérin, communément appelé stérilet, placé dans la cavité utérine par un médecin ou une sage-femme. Son réservoir contient du lévonorgestrel, une substance de la famille de la progestérone, qu’il diffuse progressivement et principalement au niveau de l’utérus.

Cette hormone épaissit les sécrétions du col de l’utérus. Les spermatozoïdes franchissent alors plus difficilement cette barrière. Elle modifie aussi l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, ce qui limite les conditions nécessaires à l’implantation d’un œuf éventuel.

La contraception n’est toutefois pas absolument infaillible. Le risque de grossesse est estimé à 0,7 % sur une période de 5 ans pour les DIU hormonaux. En cas de retard de règles supérieur à 15 jours malgré le dispositif, un test de grossesse est indiqué ; une grossesse avec un DIU en place nécessite un avis médical, car certaines grossesses peuvent être extra-utérines.

Quels changements attendre sur les règles ?

Les saignements peuvent devenir moins abondants, plus irréguliers ou plus longs au début. Des spottings, c’est-à-dire de petites pertes de sang en dehors des règles, peuvent également apparaître. La quantité et la durée des règles peuvent ensuite diminuer, jusqu’à leur disparition chez environ une femme sur trois.

Cette absence de règles ne signifie pas que le sang s’accumule dans l’utérus. Elle correspond à l’action du lévonorgestrel sur l’endomètre, dont l’épaisseur et l’activité diminuent. Une modification soudaine du schéma habituel des règles doit toutefois être signalée, surtout si elle s’accompagne de douleurs ou si une grossesse est possible.

Situation ou effet Fréquence indiquée
Modifications de la quantité ou de la durée des règles Très fréquent : plus d’une femme sur 10
Disparition des règles Environ une femme sur trois
Acné, tension des seins, nausées ou vertiges Fréquent : d’une femme sur 10 à une femme sur 100
Kystes des ovaires Fréquent : d’une femme sur 10 à une femme sur 100
Chute de cheveux, démangeaisons, eczéma ou gonflements Peu fréquent : moins d’une femme sur 100

Quels effets secondaires peut provoquer Mirena ?

Les effets très fréquents comprennent les maux de tête ou de ventre, les ballonnements, les pertes vaginales et l’irritation de la vulve ou du vagin. Les règles peuvent aussi devenir plus douloureuses, plus abondantes, moins abondantes ou irrégulières. Ces effets ne surviennent pas tous chez la même personne.

Dans la catégorie des effets fréquents figurent la dépression, l’anxiété, l’irritabilité, la baisse du désir sexuel, la migraine, les nausées, les vertiges, l’acné ou d’autres problèmes cutanés, la pousse des poils, les douleurs dorsales, la tension des seins, la prise de poids et les kystes ovariens. Une expulsion spontanée du dispositif peut aussi se produire et passer inaperçue.

Des effets moins fréquents ont également été décrits, comme la chute des cheveux, les démangeaisons, l’eczéma, les gonflements, une infection de l’utérus, un masque de grossesse ou une hyperpigmentation. Une augmentation de la tension artérielle, une réaction allergique, une fatigue ou une faiblesse font partie des effets signalés avec une fréquence indéterminée. Santé.fr précise que les données épidémiologiques disponibles ne montrent pas de risque plus élevé de méningiome chez les porteuses d’un DIU hormonal.

Que se passe-t-il lors de la pose ou du retrait ?

La pose de Mirena se fait en consultation. Une douleur pelvienne, des saignements ou un malaise vagal peuvent survenir pendant l’insertion ou le retrait. Chez une personne épileptique, un malaise peut parfois s’accompagner d’une perte de connaissance ou de convulsions.

Une perforation de la paroi utérine constitue un risque peu fréquent. Il est augmenté lorsque l’insertion intervient pendant l’allaitement, après un accouchement datant de moins de 36 semaines, ou en présence d’un utérus rétroversé et fixé. Ces situations doivent être communiquées au professionnel avant la pose.

Après l’insertion, les fils doivent rester accessibles dans le vagin. Leur disparition, la sensation d’un déplacement du dispositif ou l’apparition de douleurs inhabituelles justifient une consultation. Le contrôle recommandé intervient 4 à 6 semaines après la pose, puis chaque année, en complément du suivi gynécologique habituel.

Quels signes nécessitent une consultation rapide ?

Une fièvre, des pertes vaginales inhabituelles, des douleurs intenses ou persistantes dans le bas-ventre et des rapports sexuels douloureux doivent conduire à consulter rapidement. Une douleur abdominale associée à un retard de règles est également un motif d’évaluation, car une grossesse avec un DIU peut être extra-utérine.

Une migraine importante ou inhabituelle, un mal de tête exceptionnellement intense, l’apparition brutale de troubles visuels ou une coloration jaune de la peau nécessitent aussi un avis médical sans attendre. Il en va de même pour une modification soudaine des règles, l’absence de règles au bout de 6 semaines ou la disparition des fils.

Les changements d’humeur et les symptômes dépressifs doivent être signalés, y compris lorsqu’ils apparaissent peu après le début de l’utilisation. Selon le contexte, le professionnel peut discuter d’une surveillance renforcée ou du retrait du dispositif, en particulier en cas d’aggravation des migraines, d’augmentation importante de la tension artérielle, d’infection génitale ou d’accident thromboembolique.

Mirena est-il adapté à toutes les situations ?

Le choix d’un DIU hormonal tient compte des antécédents, des symptômes et de la tolérance des autres méthodes contraceptives. Des précautions concernent les personnes souffrant de migraines, d’hypertension artérielle, d’un antécédent d’accident cardiovasculaire ou d’une malformation cardiaque. En cas de diabète, une surveillance renforcée de la glycémie peut être nécessaire.

Le DIU hormonal est délivré sur ordonnance et remboursé à 65 % par l’Assurance maladie. Sa durée d’efficacité dépend du dispositif et de l’indication retenue ; les informations générales sur les DIU hormonaux indiquent une durée pouvant aller jusqu’à 6 ans, mais la durée propre à Mirena doit être vérifiée dans la notice correspondant au dispositif posé.

Mirena ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles. Le préservatif reste nécessaire lorsque cette protection est recherchée. Pour l’endométriose, la question ne se tranche pas simplement par le nom du contraceptif : le choix dépend des symptômes, des antécédents et de la stratégie proposée par le professionnel qui suit la patiente.

Questions fréquentes

Quels sont les avis négatifs sur le stérilet Mirena ?

Les critiques portent surtout sur les saignements irréguliers, les douleurs, l’acné, la prise de poids, les changements d’humeur, la baisse de la libido et les migraines. Ces effets figurent dans les informations officielles avec des fréquences différentes, mais la présence d’un symptôme ne suffit pas à prouver qu’il est causé par Mirena : un avis médical permet d’examiner les autres causes possibles.

Quels sont les effets positifs de Mirena ?

Mirena fournit une contraception de longue durée et agit localement grâce à la diffusion progressive du lévonorgestrel. Il peut aussi réduire la quantité et la durée des règles, avec une disparition des saignements chez environ une femme sur trois porteuse d’un DIU hormonal.

Mirena peut-il provoquer de la diarrhée ?

La diarrhée ne figure pas parmi les effets très fréquents ou fréquents listés pour les DIU hormonaux dans les informations publiques citées ici. Si elle est intense, persistante, associée à de la fièvre ou survient avec une douleur abdominale importante, elle doit être évaluée médicalement plutôt que reliée d’emblée au dispositif.

Mirena peut-il être posé pendant l’allaitement ?

L’allaitement fait partie des situations qui augmentent le risque de perforation lors de l’insertion. Une pose pendant cette période demande donc une évaluation individuelle et une information précise sur ce risque avant le geste.

Que faire si les fils de Mirena ne sont plus palpables ?

Il faut prendre rapidement un avis médical, car le dispositif peut avoir changé de position ou avoir été expulsé sans que cela soit remarqué. Une autre contraception peut être nécessaire jusqu’à la vérification de sa présence et de sa position.

Une absence de règles avec Mirena signifie-t-elle une grossesse ?

Pas nécessairement : la diminution de l’endomètre peut expliquer la disparition des règles. Toutefois, l’absence de règles au bout de 6 semaines ou un retard de plus de 15 jours doit conduire à réaliser un test de grossesse et à demander un avis médical si le résultat est positif ou si une douleur apparaît.

Sources

Sources consultées le 25 septembre 2026.

Informations vérifiées à cette date ; des évolutions ultérieures sont possibles. Vérifiez auprès de la source officielle.

  1. www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/le-sterilet-hormonal-est-il-mauvais-pour-la-sante
  2. www.vidal.fr/medicaments/gammes/mirena-6219.html
  3. www.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gf540009-MIRENA.html